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Histoire de Numior, survivant de Do'anralarn.
#1
C'est au milieu de la haute bourgeoisie que j'ai grandis. Les serviteurs de notre maison nous habillaient, moi et mes frères, de vêtements de soie brodés d'or, nous étions coiffé par les plus riches, prétentieux mais compétents barbiers de Do'anralarn, la cité céleste comme nous l'appelions. Vous pensiez tout savoir sur l'histoire d'Azeroth, mais les livres, et même les testaments ne vous partagent que la moitié. Laissez moi vous compter de quelle manière Darnassus a remplacé Do'anralarn, capitale de notre race.

Ma maison, la Maison Baere, était la plus fortunée de Do'anralarn, mais était aussi la plus détestée puisque mon père, Istovirr, avait gagné sa richesse en dérobant dans les grandes demeures d'Arapani, ville voisine qui avait été détruite par les Orcs très peu de temps après que mon père ait été banni. Ma mère, Luabery, était une "Imryn", c'est ainsi que l'on appelait les personnes dotées d'une bénédiction Fey-val, avec laquelle l'Imryn peut incanter des sorts qui ne sont normalement pas praticables par notre race. C'était une Imryn-Jyassi, une chamane. Elle était à la foi adorée pour ses dons; crainte, car elle était d'autant imprévisible, mais par dessus tout, elle faisait parti des Feveni, comparables à des hommes de politique. Elle pu intégrer l'ordre grâce à une action inoubliable, qui mérite d'être retenu comme leçon. Une épidémie a fait rage il y a longtemps de cela, la mort était présente dans chaque rue, dans chaque demeure. Luabery avait été touché par cette épidémie, et peu à peu ses magnifiques yeux bleus et ses beaux cheveux blonds perdaient leur couleur, pour teindre la couleur de la mort. Malgré la grande fatigue qui l'attaquait, elle décida de parcourir des milliers de kilomètres à cheval pour atteindre Feralas, paradis des plantes avant que la région ne se transforme en plateau désertique, et cueillit toutes sortes de fleurs pour préparer un remède, le tout en utilisant ses Fey-valés. Elle guérit à elle seule la ville tout entière, ainsi que sa propre personne, et le cours de la vie continua. Une statue fut construire à son effigie dans le grand temple Merhator de notre cité, lieu d'offrandes et de prières.

Do'anralarm resta paisible durant des dizaines d'années, mon grand-frère, Tathyn, suivait ses cours à l'épée pour devenir un brave guerrier, alors que mon petit frère Lyme, à peine âgé de 7 ans, s’entraînait aux sorts de soins, qui aspirait à une profession de prêtre. Moi, je m’entraînais au tir à l'arc, ainsi qu'à l'art de la survie. Notre père voyait déjà Tathyn monter sur le trône, qui était à l'époque chauffé par Chaszmyr de la maison Desviir, qui appréciait fort ma mère pour sa beauté ainsi que sa dignité et qui avait d'ailleurs déjà tenté de la rendre reine, afin d'infanter. Mais ma mère, que l'on comparait à Masoj, profanateur de la sagesse dans le mythe nain, ne pu quitter mon père pour si peu, elle était tellement amoureuse.

Un drame interrompu la prospérité de notre cité : un traité fut signé du côté de l'alliance par les rois d'Hurlevent, Forgefer, et de notre cité, Do'anralarn. Il y avait écrit ceci ;



Par les pouvoirs que nous utilisons;
Par la couleur de nos blasons;
Le bleu vous appelle en ce jour;
A garantir notre union, et ce pour toujours.

Un traité a été signé;
Tout refus mène à la même destiné.
Ne tentait point la mort;
Veuillez cacher nos tords.

Tout Imryn qui est en vie;
Scelle barrage à nos envies;
Contre nos espoirs;
Veuillez leur dire au revoir.

Nous nous déplaçons dans vos cités;
Imryn vivant est un Imryn exécuté;
Veuillez les dénoncer;
Ne vous plongez pas dans le regret.




La peur envahit toute notre cité. Les adorateurs étaient tous effrayés de perdre ma mère, et très vite nous assistâmes à la création de deux clans, les adorateurs de Luabery, le Clan Filraen, et ceux qui voulaient la voir morte, le Clan Gohel, qui se battaient à mort dans notre cher royaume. Nombre de demeures brûlaient jour et nuit, l'odeur du doux parfum de quelques fleurs fut très vite remplacé par l'odeur de la cendre et du sang. Les Gohels tentèrent d'empoisonner ma mère à trois reprises, aussitôt avec son vin qu'avec son eau. Mais ce sont nos serviteurs qui avaient l'habitude de boire avant nous par principe de sécurité qui en prirent la liqueur. Deux jours avant l'arrivée du Roi d'Hurlevent et du Roi nain de Forgefer, qui se déplaçait pas bateau, ma mère qui avait soif de vengeance prépara un poison en utilisant le reste des plantes qu'elle avait utilisé pour asphyxier les rats qui vivaient dans nos greniers. Elle en fit assez pour empoisonner tous les membres du clan Gohel, et c'est lors du Doradronel, une fête obligatoire dédiée à célébrer l’arrivée des rois de l'Est, et où tout le monde était convié à participer, qu'elle demanda à tous ses adorateurs de plonger le poison dans le verre de quelconque Gohel.

La dernière nuit avant l'arrivée des rois, nous entendions de nos fenêtres les cris des Gohels, et des appels à l'aide; ils appelaient ma mère. Leurs yeux devenaient rouge, et leur peau noircissait au fil des heures. Ma mère avait préparé le pire poison existant, un poison formellement interdit par Arthas, jadis : nous l'appelions "Orphéen, le transformateur". Les Gohels devenaient des Elfes noirs, et d'après le recueil de loi Fièrecour, dans la partie "Pré-sur-ombre", les elfes noires n'avaient point le droit de se montrer, sous peine de mort.

Les rois accompagnés de Jaina Portvaillant arrivèrent, tous les citoyens, hormis les Elfes noirs, étaient présents. Ils montèrent sur le gradin en compagnie de notre roi, et ne perdirent pas leur temps.
"Nous vous demandons votre fidélité à la terre de l'Est; dénoncez si il y a Imryn". L'ordre des Feveni ayant formellement interdit toute dénonciation, personne ne dénonça ma mère. Le roi d'Hurlevent, jadis Llane Wrynn, pris la parole "Si mon fils Varian était un Imryn, pour le bien de notre peuple, je l'aurai dénoncé. Avant que Jaina Portvaillant ne jette un sort pour vérifier si mensonge il y a, dénoncez l'Imryn, et vous serez en paix."
Aucun citoyen ne se prononça. Jaina prépara son sortilège, mais avant qu'elle ne le lance, une voix retentit dans la foule "Moi, je connais l'Imryn". Je regardai en direction du traître, et là, mon cœur s’accéléra, je ne pouvais pas croire que la personne qui avait dénoncé ma mère, était Istovirr, mon propre père.

A suivre.
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#2
Salut,

J'ai adoré l'histoire, hâte de lire la suite! Smile

Alex,
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